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Article #4 : Sport de haut niveau et études supérieures : Incompatible en France ?


Pour répondre à cette problématique, nous partons à la rencontre des plus grandes Universités de France. Un tour des Facultés qui nous permettra de découvrir les Départements Sportifs de haut niveau (DSHN) de chaque grande ville afin d’en comprendre les problématiques d’accompagnement dans le but de leur proposer des axes d’améliorations.  



Un Département du Sportif de Haut Niveau, c’est quoi ?


Le département SHN accompagne les sportifs de haut niveau au sein de leur faculté. Notamment à travers la mise en place d’un suivi individualisé, celle-ci permet la gestion du double projet des étudiants SHN  (études supérieures & sport). Cursus aménagé et autres dispositifs varient en fonction des départements de chaque université. Ils doivent leur permettre d’exceller dans leur discipline sportive sans délaisser leur cursus universitaire.  


Étape 1 de notre Tour de France : L’Université Paul Sabatier de Toulouse


Nous commençons donc par le département SHN de l’Université de Paul Sabatier à Toulouse. (A noter qu'il existe d'autres Départements SHN aux universités Jean- Jaurès et Capitole).


Nous commençons donc par le département SHN de l’Université de Paul Sabatier à Toulouse(A noter qu'il existe d'autres Départements SHN aux universités Jean- Jaurès et Capitole).grand de Toulouse en termes d’accueil de sportifs. Au total, ce sont près de 75 sports représentés qui sont rattachés à ce service universitaire.


Sylvain Blaise, en charge du département des sportifs de haut niveau depuis septembre 2017.

Des exigences à l’entrée et un accompagnement sur mesure


Deux statuts distincts de SHN existent à l’Université de Paul Sabatier. Les mêmes conditions d’entraînement, d’aménagement du travail et des études du sportif sont identiques quel que soit son statut.


Le statut SHN correspond à l’étudiant inscrit comme Sportif de Haut Niveau sur liste ministérielle. Il dispose automatiquement de ce statut et ne paie pas les frais d’inscription à l’université qui sont pris en charge par le ministère des sports.


Des droits d’entrée payants pour le sportif de Bon Niveau National (BNN)


Concernant le statut BNN, son admission au DSHN est soumise à des conditions. En effet, la sélection sur dossier répond à différents critères :


- une justification du niveau national du sportif. Elle est exigée sous forme d’une attestation signée par le directeur technique national (DTN) de la discipline.

- doit appartenir à un club qui accepte de signer une convention de partenariat financier avec l’Université Paul Sabatier afin de s’acquitter des frais d’inscription à hauteur de 400€.


La faculté « refuse que le sportif paie de lui-même ».

Si le nombre de place n’est pas limité, la sélection à l’entrée permet cependant de ne pas dépasser la barre des 300 sportifs inscrits chaque année au DSHN de Paul Sabatier. Le but étant d’avoir un accompagnement le plus personnalisé possible.


L’accompagnement des SHN dans leur projet professionnel : le leitmotiv du Département


Le département se donne pour mission principale de mettre en place les conditions optimales d’études du SHN combinées à son entraînement sportif. Ses attentes et objectifs sont donc adaptés en conséquence. Le dialogue entre le SHN, sa faculté et son club est souvent source d'incompréhensions qui se répercutent sur la réussite de son double projet.


Pour pallier à ce problème, le département tend à devenir l'interlocuteur privilégié entre les différents acteurs.


L’Université Paul Sabatier propose à ses sportifs d’aménager leur emploi du temps en fonction de leur projet professionnel et personnel. (exemples : report examens, absences et récupération des cours).


Le département SHN de Toulouse se démarque par des initiatives constructives transposable à d'autres universités en France.


Dans un premier temps, le Portefeuille d’Expérience et de Compétences (PEC) constitue un outil d’aide à l’orientation de l’étudiant. Il reste ouvert à chacun des SHN tout au long de leurs années universitaires et ainsi les accompagne dans leur projet professionnel.  

Dans un second temps, chacun des sportifs est accompagné d’un parrain/marraine. Ce dernier issu de la filière universitaire du sportif l'accompagne dans la gestion (administrative, emploi du temps …) de son double projet au sein de la faculté.


Les athlètes sont aussi accompagnés par un tuteur/tutrice. Celui-ci se concentre principalement sur la performance sportive du SHN. Il est généralement lui-même spécialisé dans la discipline du sportif. Au total ce ne sont pas moins de 72 parrains et 17 tuteurs qui sont mobilisés au sein du département.


Précurseur en la matière, le département de Paul Sabatier attribue une rémunération à chacun des enseignants qui accompagne les SHN.


De surcroît, une secrétaire à plein temps assure le suivi des sportifs de haut niveau et les aides dans leurs démarches administratives.


Antoine Dupont (©Icon Sport)

Selon Sylvain Blaise c’est « le lien constant entretenu entre le sportif, son tuteur et son parrain qui permet d’assurer un équilibre entre pratique sportive et universitaire ».


Quelques noms de SHN qui ont mené à bien leur double projet au sein du département ne vous sont d’ailleurs pas inconnus.  


Après le stadiste Sébastien Bezy ou la légende aux 118 sélections Fabien Pelous. Au tour désormais à Antoine Dupont (rugby) et Raihau Maiau (saut en longueur) de gérer leur double projet au sein de la faculté.







Les perspectives d’amélioration

Si le département a récemment développé de nombreux services déjà efficaces, il entend bien continuer ses efforts d’amélioration. Notamment concernant le logement de ses SHN, en effet seulement 5 appartements leur sont aujourd’hui attribués et gérés par le département.


Par ailleurs, la communication du département SHN au sein de l’université doit gagner en attractivité. Une optimisation de celle-ci paraît nécessaire au regard des enjeux que cela représente pour le département à l’avenir. En interne, elle permet de remédier aux difficultés de gestion des relations tuteurs-SHN-parrain en améliorant le système de suivi individualisé.

En externe, l’objectif à court terme est de mettre en valeur les résultats du Département SHN par le biais de ses sportifs parvenus à gérer leur double projet. Cela augmenterait la crédibilité du département auprès des enseignants de la faculté afin d’améliorer l’accompagnement.


Enfin, le département reste conscient des progrès qu’il lui reste à accomplir concernant l’utilisation de ses statistiques. En effet, il possède un logiciel de suivi de ses sportifs depuis 4 à 5 ans mais les statistiques n’ont jamais été utilisées. Évaluer les réussites et prévenir les échecs des SHN pourrait être bénéfique grâce à cet outil, une perspective actuellement à l’étude par la direction du département qui continue de se remettre en question et poursuit ses efforts pour accompagner au mieux les SHN Toulousains.


A l’issue de cette rencontre, nous poursuivons notre Tour des Universités, direction la région Rhône-Alpes. Nous partons désormais à la découverte du département du Sport de Haut Niveau de l’Université Lyon 1. Un second article est à paraître prochainement.  



Marie Crabie & Allan Fenoglio,

Etudiante en journalisme - Science Po Toulouse

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