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Article #5 : Laura Condon : Une pige en Université Américaine


Source : fff.fr

La passion de Laura Condon pour le ballon rond est une évidence. Dès ses 15 ans, la jeune fille intègre l’équipe féminine du TFC puis intègre également le pôle espoir de Blagnac.


Au sein de son équipe, Laura se démarque rapidement si bien que dès la fin du pôle, le club de l'ASPTT Albi la contacte pour jouer en 1ère division.


Elle intègre également les Equipes de France Jeune ou elle sera championne d’Europe en U19 et vice-championne du monde en U20. Aujourd’hui à seulement 21 ans, Laura mène un double projet universitaire et sportif chargé l’ayant amené à partir 3 mois aux Etats-Unis.



Elle nous raconte son expérience et les leçons qu’elle en a tirées. 


A 21 ans, tu as déjà beaucoup d’expérience dans ta discipline de prédilection, le football. A côté de ça, tu mènes un projet universitaire qui nécessite beaucoup d’investissement. Peux-tu nous préciser un petit peu où en es-tu aujourd’hui dans tes études ? 

Cette année scolaire est un peu particulière pour moi. L’année passée j’ai obtenu mon DUT de communication, et il m’était impossible de poursuivre mes études en licence. En attendant, j’ai donc décidé de m’inscrire au Mirail en licence de Lettres ce qui m’a permis au premier semestre de partir étudier et m’entrainer aux Etats-Unis. A mon retour, je voulais simplement continuer mes études d’une manière ou d’une autre mais la licence de lettres ne m’a pas plu. Les blocages à l’université du Mirail m’ont empêchée d’aller en cours, donc je recherchais du travail et je pense ensuite tenter les concours de journalisme. 



Etudier et s’entrainer aux Etats-Unis, c’est assez atypique. Comment la possibilité s’est-elle présentée à toi ? 

Avant de partir, j’ai passé 2 ans à l'ASPTT Albi et à la fin, ça ne se passait plus très bien. La saison a été très compliquée pour moi, et à l’époque une amie s’entrainait déjà aux Etats-Unis. Elle m’a dit que son coach serait ravi que je vienne donc j’ai commencé à entreprendre les démarches pour partir. Comme je souhaite devenir journaliste, je me suis dit que ce serait une superbe opportunité pour m’améliorer en anglais également. De son côté, la fédération ne voyait pas d’inconvénient au fait que je parte, je fais mes propres choix de vie.


Les 4 françaises à l'Université de North Western

Comment se passaient tes entrainements et ta vie là-bas, aux Etats-Unis ? 

Je suis partie de Août à Décembre 2017 à l’Université de North Western, dans l’Ohio. J’ai joué la saison complète à raison de 2 matchs par semaine. La saison passe très rapidement là-bas, le rythme est très soutenu entre les cours à l’université et les entrainements. J’ai pu trouver des cours en lien avec la communication que j’avais étudiée avant.


Je dirais que c’est vraiment quelque chose à vivre. Dans l’équipe, il y avait des filles de plusieurs pays. C’était une volonté du coach, et il avait une manière complètement différente d’appréhender le foot. Nous courions énormément, c’était très physique. C’est une manière différente de jouer. 



Pourquoi n’y es-tu pas restée plus longtemps ? 

La saison était terminée, là-bas il n’y a plus de match après décembre jusqu’à la prochaine saison qui démarre au mois d’août. Donc je ne me voyais pas rester 6 mois de plus quelque part, sans compétition. Je suis revenue essentiellement pour continuer sur ma lancée en France. Et surtout, je n’avais aucune visibilité pour les sélectionneurs Français depuis les Etats-Unis. 




Par rapport à ton double-projet, comment sont aménagés les emplois du temps aux Etats-Unis ?


Je dirais qu’en France, aucun aménagement n’est réellement prévu. J’ai toujours eu cours toute la journée, et les entrainements de foot le soir. C’est vraiment fatiguant. Aux Etats-Unis, au contraire j’avais 4 heures maximum de cours par jour, le temps de faire une sieste et ensuite de me préparer pour l’entrainement.

"C’est beaucoup plus simple pour s’organiser et c’est bien moins la course qu’en France. Tout est sur le campus" 


On dit souvent que le confort des études aux Etats-Unis, ça se paye. C’était vrai pour toi ? 

Toutes les structures sportives et universitaires sont sur place, et c’est vrai que tous les sports à l’université sont pris en compte, les équipements sont nombreux. Ils tiennent aux sportifs, ils payent leurs études et tout est compris (logement et études), en dehors de la nourriture. Mais en dehors du sport, le niveau des études est plus bas qu’en France. Même avec des difficultés en anglais à mon arrivée, je m’en suis plutôt bien sortie.

D’un point de vue personnel, qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ? 

Les entrainements m’ont permis de travailler sur mon physique, sur la course. J’ai aussi senti une progression mentale personnelle. La pédagogie de mon coach était très différente de celle que je connais en France.

Quels sont tes futurs projets ? 

Aujourd’hui (mars 2018), je suis revenue m’entrainer à Albi. Depuis mon expérience aux Etats-Unis, je suis suivie par un agent et ensemble on a bien réfléchi à mon retour en France. C’était plus simple pour moi de retourner à Albi en milieu d’année puisque je connaissais déjà la plupart des filles et que le coach avait changé. Tout se passe bien pour le moment, je suis positive pour cette fin d'année.

Et positive, Laura Condon peut l’être. Elle vient en effet de signer à l'AS Saint-Etienne pour la saison à venir. Nous lui souhaitons pleine réussite autant sportivement que professionnellement.


Source : asse.fr


Marie Crabie & Allan Fenoglio,

Etudiante en journalisme - Science Po Toulouse

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