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[PORTRAIT] Charlyne Corne : un genou en carton mais la même détermination !



« C’est une fierté de monter en D1 et maintenant de se maintenir. On sait que c’est très compliqué, qu’on a un effectif restreint, mais je suis fière des filles et du club, qui a évolué dans son envie de développer le foot féminin ».

Promu en première division du championnat de France de football féminin, le DFCO Féminin Officiel a réussi son pari et restera dans l’élite la saison prochaine. Une satisfaction pour Charlyne Corne.


Mais la défenseure de 22 ans vit une année compliquée. Entre la concurrence et les blessures, elle n’a pu disputer que trois matchs avec l’équipe première. Deux entrées en jeu contre Lyon et Bordeaux, ainsi qu’une titularisation contre Metz, le 1er décembre.


Depuis, plus rien. Victime d’une commotion cérébrale à la suite d’un duel aérien, Charlyne est arrêtée deux mois, avant qu’une fracture de fatigue au genou ne lui soit décelée. Forcément frustrant.


« Mon corps ne suit pas vraiment, j’ai un genou en carton pour lequel j’ai déjà subi deux opérations et qui m’embête depuis quatre mois. Je ne veux pas revivre une deuxième saison comme ça, ce n’est pas possible. Ca fatigue mentalement, ça use », confie la native de Besançon. « Avec le football féminin, on ne peut pas vivre comme les garçons »

Au-delà de ses pépins physiques, Charlyne doit concilier le football avec son travail de vendeuse au magasin du club dijonnais. Un cas loin d’être isolé dans le milieu du sport féminin.


« Je n’ai pas la chance d’avoir un contrat qui me permette de vivre uniquement du foot. Le fait de bosser, ça m’a freinée dès l’été car je n’ai pas pu faire les stages de préparation physique. Les filles sont parties deux semaines, je me suis entraînée toute seule avec un préparateur physique, donc j’ai moins d’automatismes dans le jeu avec elles. Le problème du boulot, c’est aussi que je ne peux pas participer à tous les entraînements, surtout le matin. On est six filles à avoir un travail à côté, donc on est un peu en difficulté par rapport aux autres à ce niveau-là », explique-t-elle. Consciente de la précarité d’une carrière de sportive de haut niveau, la jeune femme apprécie néanmoins d’avoir ce travail en parallèle du football : « J’ai compris qu’avec le football féminin, on ne peut pas vivre comme les garçons, donc je me suis lancée dans un BTS comptabilité pour avoir quand même un niveau d’études bac+2. Je suis vendeuse pour le club, le boulot me plait, tout comme l’ambiance, le milieu du foot. On peut toucher un peu à tout, voir comment travaillent les commerciaux, etc. Faire plaisir aux gens à travers le foot, je trouve ça intéressant ».

« Une famille de footeux »


La Bisontine découvre le ballon rond à 5 ans, avec sa voisine. « Elle me faisait des petits entraînements personnalisés entre nos deux maisons », se rappelle Charlyne.


« Tous mes oncles ont joué à un bon niveau à Besançon, et mon père est un footeux. J’ai aussi fait du hand, parce que ma maman en faisait, mais je suis restée dans le foot. Mon père m’a aussi poussée dans ce sens, et j’y ai pris goût ».


Elle porte les couleurs de Besançon jusqu’à 15 ans, avant de partir pour le prestigieux centre de formation de Lyon. Deux années riches en expérience, même si elle partira ensuite pour Dijon, à la recherche d’un temps de jeu plus conséquent et d’une structure familiale : « J’ai eu la chance d’évoluer dans l’un des meilleurs clubs d’Europe. J’ai vu comment les pros fonctionnaient. Les filles travaillent énormément, c’est ce qui m’a marqué.


Ce n’est pas facile d’être footeux, il faut avoir la qualité technique mais aussi la volonté, l’endurance de faire tous ces efforts pour être au top. Eugénie Le Sommer et Camille Abily faisaient beaucoup de séances de musculation en plus des séances imposées, et on voit que le travail paye. Ces filles sont récompensées quand on regarde leur carrière ». « Important d’anticiper la fin de carrière »

Confrontée aux interrogations qui peuvent apparaître au cours d’une carrière de haut niveau, Charlyne se reconnaît dans le projet mis en place par le Collectif des Sportives :


« Je trouve ça bien qu’on s’intéresse au football féminin, qu’on mette en avant des filles qui ont des projets. Le Collectif rassemble des filles qui ont la tête sur les épaules, qui ne pensent pas uniquement qu’au sport. Chez les garçons, beaucoup mettent leur vie de côté pour le football, et ils se retrouvent sans rien derrière. C’est important d’anticiper la fin de carrière ».

La défenseure espère désormais mettre ses problèmes physiques de côté pour pouvoir retrouver les terrains le plus rapidement possible :


« Cette saison, j’ai pu jouer pas mal avec l’équipe B, ça m’a permis d’avoir du temps de jeu, de reprendre du plaisir. Quand on s’entraîne et qu’il n’y a pas l’aboutissement avec un match, c’est frustrant. J’espère revenir pour faire au moins un match, c’est un manque ».

Rédaction : Quentin Ballue

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