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[PORTRAIT] - Läurelin Fourcade, une vie de transmission (et) de ballons



Quand on naît en Alsace et que l’on vit en Lorraine, rien ne nous prédestine, en principe, à jouer au rugby. Mais l’amour réciproque entre le ballon ovale et Läurelin Fourcade était trop fort. Si fort qu’aujourd’hui à la retraite, à 31 ans, elle ne peut s’empêcher de penser à lui tous les jours. Rien de plus normal après une carrière aussi bien remplie qui s’est arrêtée le 31 août 2019 après quatorze années à un rythme effréné.



Depuis toujours sur le bord des terrains grâce à son papa et son frère, Läurelin Fourcade a chaussé les crampons sur le tard. Âgée de 16 ans, elle fait ses premiers placages dans le club de Thionville-Yutz, qui découvre le potentiel de la jeune femme. Très vite, ce dernier saute également aux yeux de Montpellier Hérault Rugby qui lui fait découvrir le très haut niveau. En deux ans dans l’Hérault, la Lorraine décroche le titre de championne de France avec ses coéquipières. Après des passages à Bobigny puis au Stade Bordelais Rugby , la rugbywoman pose définitivement ses valises dans la Capitale. Elle défendra les couleurs du

Stade Français Paris jusqu’à sa retraite sportive.



Une carrière brillante définitivement freinée par une cheville en morceaux


Pourtant, s’il y a bien un blason pour lequel Läurelin Fourcade s’est battue, c’est celui de l’équipe de France. A quinze d’abord, puis à sept. La dernière de ses quinze sélections avec le XV de France marque son déclic pour le VII français. Vice-championne du monde en 2018, l’internationale rêvait d’olympisme cet été. Mais c’était sans compter sur une vilaine blessure à la cheville, dont la pilière au VII ne récupéra jamais vraiment. Pétrie de douleurs qui ne sont plus jamais parties, elle voit son contrat avec la Fédération française de rugby ne pas être renouvelé au crépuscule de la dernière saison.



Cette nouvelle vie loin des terrains est compliquée pour Läurelin Fourcade. Pourtant, ce n’est pas forcément le rugby qui manque à la néo-retraitée. C’est tout ce qui l’entoure. C’est surtout le groupe des filles de l’équipe de France qu’elle regrette le plus, celui qu’elle considérait comme sa deuxième famille. "Je passais ma vie avec l’équipe. On partait souvent à l’étranger ensemble, on se voyait en dehors. C’est comme si j’avais perdu ma raison de vivre", explique-t-elle. C’est en partie ce manque qui l’a poussée à rester dans l’Essonne pour être au plus proche du centre national du rugby à Marcoussis. Le cœur de Läurelin Fourcade y est resté. Elle va souvent assister aux entrainements et aux matchs de ses anciennes coéquipières du Stade Français, et ne rate pas une seconde à la télévision lorsque celles de l’équipe de France s'en vont jouer loin de France.



Le goût de la transmission comme principe de vie


Dans cette seconde vie qui s’ouvre à elle, l’ex-sportive de très haut niveau a une envie : transmettre ce que le rugby lui a appris. C’est dans cette optique noble, qu’elle s’est engagée auprès de Terres en Mêlées. Une association qui a choisi le ballon ovale comme outil éducatif à travers le continent africain. Après un premier voyage au Togo en décembre 2018, la nouvelle ambassadrice de l’association s’est envolée pour Madagascar à l’automne dernier. L’objectif de ces missions est de changer les mentalités là-bas, notamment autour du rôle de la femme et son émancipation dans la famille et la société grâce au rugby. C’est un sujet qui lui tient particulièrement à cœur, et c’est aussi la raison qui l’a poussée à parler au Collectif des Sportives dont elle salue le travail. "J’étais une des premières à soutenir le Collectif. Aujourd'hui, je le fais de loin mais c’est super que l’on aborde enfin les questions de la grossesse ou de l’après-carrière dans le sport féminin".



Ayant adoré les expériences vécues grâce à Terres en Mêlées, Läurelin Fourcade souhaite continuer à transmettre les valeurs qu’elle chérit tant partout dans le monde. Diplômée de STAPS, titulaire d’un master de professeur des écoles, elle veut concilier le sport et l’enseignement à l’avenir. Dans l’idéal, la Française aimerait travailler comme professeure d’EPS à l’étranger. Avec un petit faible pour l’Afrique ou l’Asie du Sud-Est. C’est le moment ou jamais pour cette passionnée du sport sans cesse en quête de nouvelles aventures.

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