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[PORTRAIT] Mathilde Sénéchal, en pleine course pour 2024


Aujourd’hui athlète de haut niveau en athlétisme, Mathilde Sénéchal ne côtoie pourtant pas les pistes depuis petite. Elle a tout d’abord pratiqué la danse durant dix années. Une vraie passion qui ne l’empêchait pas d’aimer courir dans la nature. Ce n’est donc qu’au fil du temps que le demi-fond est devenue une évidence pour la jeune femme. « Je faisais les courses de quartier entrainée par mon papa », raconte-t-elle avec nostalgie. Puis c’est au collège que son professeur de sport repère la future coureuse. Elle rejoint alors l’équipe UNSS de son établissement avec qui elle remporte les Championnat de France de cross UNSS.

Elle ne pouvait donc plus le nier : Mathilde Sénéchal avait trouvé sa voie. « Poussée une nouvelle fois par mon papa et mon professeur, j’ai rejoint le club d’athlétisme le plus proche de chez moi. Depuis, je ne m’arrête plus de courir ! » D’autant plus que l’athlétisme lui a permis de se développer et de s’affirmer telle qu’elle est. « J’étais de nature très timide avant, j’avais peu confiance en moi. Depuis que je pratique ce sport, j’apprends énormément sur ma façon d’être. » Le sport lui a donc apporté un équilibre qu’elle obtient avec une préparation physique mais aussi mentale. Un savant mélange qui la laisse dire : « Je crois très fortement en l’adage ‘’le sport est l’école de la vie’’ ».


Sport vs. Étude : « Je ne m’ennuie jamais ! »

Aujourd’hui, aussi étudiante en droit, elle essaye de combiner son double projet dans un emploi du temps bien serré. Inscrite sur les listes ministérielles dans la catégorie « relève », lui accordant le statut d’athlète de haut niveau, Mathilde Sénéchal peut bénéficier d’aides comme d’aménagements dans ses études. Mais cela a tout d’abord été compliqué à mettre en place. « La Faculté de Droit dans laquelle je me trouvais n’avait jamais eu affaire avec un ‘’spécimen dans mon genre’’ ! » Elle a donc dû défendre son ambition sportive comme professionnelle pour les convaincre d’aménager son emploi du temps. Du haut de ses 22 ans, la sportive n’a donc pas le temps de s’ennuyer. Pour elle, il reste primordial de garder pieds face à un rythme de vie si mouvementé. « J’accorde aussi une attention particulière à mon bien-être psychologique en prenant du temps pour moi et en ayant une vie sociale épanouie, même si cela n’est pas toujours évident. » La jeune femme originaire de Blois (41) cours aujourd’hui vers un seul objectif : les jeux olympiques 2024 à Paris. « C’est vraiment mon moteur au quotidien », affirme-t-elle. Mathilde Sénéchal fait donc partie de cette « génération 2024 », une génération d’athlètes qui a les jeux parisiens en ligne de mire. Concourir dans son propre pays est aussi un moment fort où les proches pourraient être présents. Un objectif donc des plus motivants pour la coureuse. « Le plus beau dans ce sport c’est vraiment de pouvoir le partager avec ceux qu’on aime ! ». JO et famille : voici donc ses leitmotivs quand elle perd l’envie de s’entrainer. C’est donc aussi en vue des JO 2024 qu’elle souhaite aménager ses études afin de se concentrer au maximum

sur le sport. Ce n’est qu’une fois cet objectif atteint qu’elle pense alors se consacrer un peu plus à sa carrière professionnelle. Après sa licence, elle aimerait intégrer un master en droit des affaires afin de devenir avocate pour aider les entreprises.


Une détermination à toute épreuve

En réussissant les sélections pour les Championnats d’Europe de cross en 2016, Mathilde sénéchal a gagné sa place en Équipe de France. Une place qu’elle occupe encore à l’heure actuelle. C’est donc en tricolore qu’elle concourt avec brio à différents championnats. Déterminée, la jeune femme sait dans quelle direction elle souhaite avancer et pour cela elle se montre exigeante envers elle-même et ses propres performances. Quand elle nous parle de son dernier Championnat d’Europe de cross-country, on ressent l’amertume de son souvenir. Pour elle, il était clair qu’elle n’avait pas couru au niveau de ses capacités. Et ce ne fut pas faute d’y être préparée. Toutefois, elle a su en tirer des leçons. « On apprend toujours beaucoup de ce genre d’évènements ». Avec une telle envie de réussir, la crise sanitaire actuelle n’a pas non plus été une partie de plaisir pour la jeune femme et ce avant même le début du confinement. « L’annulation des Championnats de France en raison du covid-19 a été un vrai coup dur. J’avais vraiment à cœur de gagner pour la 3e fois le titre des Espoirs», explique-t-elle encore avec peine. Heureusement son entraineur a su rebondir et lui proposer une autre course de ‘’secours’’. C’est donc à Vierzon sur un 5km que Mathilde Sénéchal a su faire ses preuves et marquer les esprits cette année. En effet, elle a battu ce jour-ci le record de France, alors qu’elle y allait détendue sans objectif particulier. « Je ne pensais pas être capable de battre le record de France puisque ma préparation était surtout ciblée sur du long (10km). J’étais donc très heureuse de pouvoir me réconforter de l’annulation par cette belle performance ».





« En demi-fond, les femmes ont plus de mal à faire du haut niveau que les hommes »

Mathilde Sénéchal en est consciente : la place des femmes varie sans cesse dans la discipline athlétique. « Il y a plusieurs facteurs qui peuvent l’expliquer : les études, le manque de confiance en soi, les barrières sociales, la vie de famille... », justifie-t-elle. Malgré tout elle observe une envie de changement dans sa génération. Les femmes se détachent davantage de ces visions du passé créant une bonne dynamique. C’est ce sentiment d’évolution qui laisse dire à la jeune femme que « le sport féminin progresse et se densifie ». En dehors de son entourage, elle observe aussi des changements sur les réseaux sociaux. « Je vois beaucoup de choses sur les réseaux qui cherche à mettre en avant le sport féminin. Je trouve ça géniale et c’est pourquoi j’essaye d’en faire la promotion dès que je le peux ! ». Pour

elle la place des femmes ne pourra donc que grandir en faisant tomber les barrières sociales et psychologiques et en atteignant l’égalité. « Heureusement, aujourd’hui les choses bougent, notamment avec le Collectif des Sportives. » Ayant connu le collectif sur les réseaux sociaux, la coureuse a laissé sa curiosité prendre le dessus pour en savoir plus sur ses actions. « J’étais contente de découvrir une telle association. Je pense que c’est important de mettre en lumière le sport féminin qui est beaucoup moins médiatisé. Les femmes ont besoin d’un coup de pouce tel que celui apporté par le Collectif ». Elle y reconnaît donc un projet solide répondant aux problématiques actuelles. « On se sent soutenues et comprises, ce qui est beaucoup plus motivant pour se donner à fond dans notre sport ».


Portrait by Heather Cerf.


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