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[PORTRAIT] Ophélie Cuynet : « Zidane m’a donné envie de jouer au foot »



« Je ne savais pas si ça serait possible, mais j’ai toujours dit que je voulais être joueuse professionnelle, depuis toute petite ». Le ballon rond occupe une place centrale dans la vie d’Ophélie Cuynet. La Jurassienne est footballeuse professionnelle au sein du club de Dijon, qu’elle a rejoint en 2011. Tout débute dans son enfance, au contact de ses frères et de ses voisins. « Il n’y avait que des garçons autour de moi. J’ai joué au foot, j’ai essayé, ça m’a plu et je n’ai jamais arrêté après ça », explique-t-elle. Bien qu’elle ait également pratiqué le judo et le ski de fond, le football lui apparaît rapidement comme une évidence : « J’ai commencé à jouer en club à partir de 7 ou 8 ans, auFCC La JOUX, avec les garçons. Ensuite, j’ai joué à Champagnole pour ma dernière année avec les garçons, pour avoir un meilleur niveau. Quand j’ai dû aller au lycée, je suis allée en section sportive à Besançon, au lycée Pergaud ».



« J’ai toujours joué avec le numéro 10 »


De ses années à Besançon, Ophélie Cuynet garde d’excellents souvenirs. L’internat et la découverte de l’autonomie, l’intensification du rythme des entraînements, les heures passées à répéter ses gammes crampons aux pieds… Une période d’apprentissage après laquelle elle atterrit à Dijon, où elle mène de front sa pratique du football et son parcours STAPS éducation et motricité. « Quand je suis arrivée à la fac, j’ai voulu aller dans un club de D2. Il y avait les mêmes études à Besançon, mais je souhaitais jouer à un meilleur niveau, donc je suis venue à Dijon pour le foot », explique-t-elle. Milieu défensive sous le maillot duDFCO Féminin Officiel, la Jurassienne occupe un poste clé dans le dispositif de Yannick Chandioux. Son 1,76 mètre lui permet de gagner de nombreux duels dans l’entrejeu, et ses qualités techniques d’initier les phases offensives de sa formation : « J’aime bien distribuer le jeu, me projeter vers l’avant, faire les passes ». Ophélie Cuynet porte le numéro 10, comme son idole Zinédine Zidane. Un joueur qui l’a émerveillée durant sa carrière par ses arabesques et son aisance balle au pied : « Avant, je jouais 10. On choisit notre numéro et vu que Zizou est ma grande idole, j’ai toujours joué avec ce numéro. C’est lui qui m’a donné envie de jouer au foot ».



« Une grande marche entre la D1 et la D2 »


Arrivée au DFCO en 2011, Ophélie Cuynet fait partie des cadres du club bourguignon. Vice-capitaine, elle progresse en même temps que l’équipe. Les Dijonnaises ont d’ailleurs été promues en première division cette saison. Une découverte de l’élite qui ravit la footballeuse : « Ça se passe plutôt bien. Ça me fait plaisir de jouer à ce niveau-là. C’était difficile au début car il y a une grande marche entre la D1 et la D2, mais je m’y suis faite. Forcément, c’est un peu impressionnant au début quand on a les meilleures joueuses du monde en face de nous. Mais après, une fois qu’on joue, on l’oublie ». Focalisée sur l’objectif du maintien, elle espère que son club réussira à rester en Division 1 à l’issue de la saison. Histoire de passer un nouveau palier, et de confirmer : « On est plutôt bien parties, mais ce n’est pas encore fait. Il reste quelques matchs pour grappiller des points et se maintenir, c’est le plus important. A titre personnel, il y a de la concurrence dans l’équipe, je suis titulaire pour l’instant donc j’espère finir la saison comme ça, en étant performante sur le terrain ».

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En parallèle de sa vie de footballeuse, Ophélie Cuynet est professeure d’EPS dans un collège, et ce depuis 5 ans. « Pour moi, c’était important de ne pas lâcher le travail. Mine de rien, le foot, ça reste précaire. Peu de filles arrivent à vivre du sport féminin, en fonction des activités. Nous, on commence à pouvoir en vivre, c’est une chance par rapport à d’autres disciplines, c’est clair. Concilier le travail et le sport, ce n’est pas toujours évident, mais je ne suis pas trop à plaindre. Ça me permet d’avoir un équilibre ». Malgré un retard conséquent par rapport à son homologue masculin, le football féminin est en plein essor. Les matchs de la première division sont désormais diffusés à la télévision, et cette médiatisation devrait encore progresser cet été à l’occasion de la Coupe du monde, qui aura lieu en France. De bon augure selon la Jurassienne : « C’est hyper positif. Depuis cinq ans, ça évolue vraiment et avec la Coupe du Monde qui arrive au moins de juin, ça va évoluer encore plus. Un Ballon d’or féminin a aussi été créé, ça fait partie des choses qui font que le foot féminin va être de plus en plus connu ». C’est d’ailleurs dans l’optique de valoriser davantage le sport féminin qu’Ophélie Cuynet a rejoint le Collectif des Sportives. « J’ai trouvé le projet hyper intéressant. Dans le développement du sport féminin, il faut des projets comme le Collectif », conclut-elle.

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